C. Des mesures récentes prises pour faciliter financièrement l’accès au permis de
conduire
- Depuis le deuxième semestre 2009, un candidat majeur ayant effectué les 20 heures
de conduite obligatoires en école ou ayant échoué à l’examen pratique de conduite
peut pratiquer la conduite accompagnée sur 3 mois minimum en parcourant au moins
1 000 kilomètres ; il s’agit de l’apprentissage en conduite supervisée.
- Le fonds de cohésion sociale prend en charge la caution du prêt du "permis à un
euro par jour" pour les jeunes exclus du système bancaire et inscrits dans une démarche
de formation ou d’accès à l’emploi.
- Les demandeurs d’emploi et les allocataires du revenu de solidarité active ayant
besoin du permis pour accéder à un emploi peuvent être aidés financièrement.
- Un système de "bourse au permis " a été lancé ; il s’agit d’une aide financière
directe en contrepartie de la réalisation d’une activité d’intérêt général.
D. Les auto-écoles proposant des tarifs de base très bas
Les marges bénéficiaires sur l'heure de conduite, facturée en général entre 35 €
en province et 45 € en Ile-de-France sont faibles, ce qui explique en partie le fait
que 55 % des auto-écoles sont fragiles financièrement et que près de 30 % sont structurellement
non rentables. Dans ce contexte, les auto-écoles qui affichent des tarifs de forfait
de base compris entre 500 et 700 euros doivent susciter chez vous de la suspicion.
De tels tarifs, nettement plus bas que ceux de la concurrence, ne sont, en réalité,
que des prix d’appel cachant une formation sommaire qu’il faudra ensuite compléter
au prix fort. De plus, les auto-écoles « low cost » attirent tellement de monde qu’il
est impossible d’y réserver plus d’une heure de cours par semaine, voire par quinzaine.
Mais alors, ne leur suffirait-il pas d’embaucher un ou plusieurs moniteurs pour améliorer
la situation ? Ce serait effectivement la solution, mais leurs forfaits sont tellement
bas qu’elles en sont incapables. Du fait de ces conditions d’apprentissage défavorables
qu’elles imposent à leurs élèves, leurs taux de réussite sont loin d’être satisfaisants.
Le mode d’attribution des places d’examen fait que ces auto-écoles ont alors les
pires difficultés pour présenter aux examens une seconde fois leurs candidats ajournés.
Ces derniers, qui croyaient avoir fait une affaire, se retrouvent piégés…
Mais il y a pire. Des apprentis conducteurs ont été victimes de véritables escrocs :
- Certains gérants affichent des forfaits très attractifs afin de générer un maximum
d’inscriptions puis vident les caisses et déposent le bilan ; il vous est alors impossible
de récupérer votre argent.
- Des auto-écoles déménagent tous les trois ou six mois en abandonnant leurs clients après
les avoir attirés avec des tarifs « très intéressants ».
Nous vous conseillons donc de :
- préférer les structures les plus anciennes qui ont su faire leurs preuves, notamment
en matière de gestion ; les risques de faillite sont alors moindres.
- vous méfier des sociétés qui proposent des tarifs nettement plus bas que ceux de
leurs concurrents, surtout si elles sont récentes. A proposer des tarifs trop bas,
ne risquent-elles pas de mettre la clé sous la porte ? Vous n’êtes pas sans savoir
que si une société fait faillite, l’argent que vous avez engagé auprès d’elle est
perdu.
- vérifier la santé financière de la société sur www.societe.com (service gratuit).
Une société dont le résultat net est chroniquement négatif et dont les capitaux propres
sont négatifs est à fuir.
Remarque : les comptes sociaux des entreprises ne sont pas tous disponibles.
E. La conduite supervisée : un moyen de réduire le coût du permis de conduire
Si vous avez au moins 18 ans, vous pouvez opter pour la conduite supervisée. Il s’agit
d’un mode d’apprentissage qui se rapproche de l’apprentissage anticipé de la conduite
(aussi appelé « conduite accompagnée »). Après avoir passé l’examen du code de la
route et obtenu l’attestation de fin de formation initiale (AFFI) délivrée par votre
moniteur auto-école (conditions également exigée pour l’apprentissage anticipé de
la conduite) ou après un échec à l'épreuve pratique de l'examen du permis de conduire,
vous pouvez conduire la voiture d’un proche en présence d’un accompagnateur. Cela
vous permet de vous entraîner autant que nécessaire à moindre coût.
Quelques conditions à remplir :
- Un accord préalable écrit sur l'extension de garantie nécessaire doit vous être
remis par la société d'assurances assurant le véhicule utilisé pendant l'apprentissage.
- La durée minimale de la phase de conduite supervisée est de 3 mois et l'élève doit
parcourir au moins 1.000 kilomètres (au lieu d'un an et 3.000 kilomètres pour l'apprentissage
anticipé de la conduite).
- L'accompagnateur doit être titulaire depuis au moins 5 ans du permis de conduire
B et ne pas avoir fait l'objet d'une annulation ou d'une suspension du permis de
conduire durant les 5 années précédentes.
- L'élève doit participer à un rendez-vous pédagogique avec le moniteur auto-école
et un accompagnateur au moins.
Vous pouvez obtenir plus d’informations sur la conduite supervisée en visitant les
sites service-public.fr et www.legifrance.gouv.fr